QU’EST-CE QUE LA FRANC-MAÇONNERIE ?

 

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- L'ORDRE MAÇONNIQUE -


QU’EST-CE QUE LA FRANC-MAÇONNERIE ?


La Franc-Maçonnerie, ou plus simplement la Maçonnerie, est une association d’hommes libres dans leurs pensées comme dans leur attitude.

Les francs-maçons se reconnaissent entre eux comme des frères et considèrent leur association, librement consentie à titre individuel, comme une Alliance entre hommes libres qui désirent aller au-devant d’autres hommes libres, qu’ils soient ou non francs-maçons.

Les francs-maçons tiennent à des principes qu’ils n’ont certes pas inventés, mais qui leur semblent justes et capables d’imprimer une direction favorable à leur propre développement individuel, ainsi qu’à leur comportement social.

Le premier de ces principes est leur conviction que tous les hommes sans distinction de race, de culture, de religion ou de position sociale naissent avec les mêmes droits et les mêmes devoirs. Ils gardent  en mémoire cette vérité, qui est souvent méconnue dans la société. Ils estiment par conséquent qu’il est de leur devoir d’entretenir et de fortifier au sein de leur association, en premier lieu, et dans la société en général des sentiments de fraternité et d’égalité.

Le deuxième principe est le retour à soi-même : se connaître avec lucidité est le but que poursuit chaque franc-maçon. Le faire pour son propre compte est déjà une bonne chose. Mais la recherche de soi-même est grandement facilitée par le regard d’autres hommes. Lorsqu’il s’agit de frères, la clarté et la rigueur de leur opinion est non seulement souhaitable mais nécessaire au développement moral de chacun. Le franc-maçon est donc un homme social qui veut se mettre au service de la société pour et par la connaissance qu’il acquiert de lui-même.

Le troisième principe est de travailler sur soi-même sur la base du symbolisme des constructeurs. Les siècles passés n’étaient pas dépourvus d’expérience et de savoir-faire quand il s’agissait du comportement de l’homme dans la société. Les constructeurs avaient acquis très tôt l’habitude de régler entre eux les problèmes de la vie associative quand il s’agissait d’oeuvrer pour le bien commun (celui de la société, naturellement).

Les grands ouvrages du Moyen-Age - les Cathédrales - sont là pour témoigner que leur organisation avait des résultats concrets. Les francs-maçons se sont réglés sur le savoir-faire de leurs prédécesseurs pour se consacrer au chantier que constitue le rapport de l’homme à la société.



QUELLES SONT LES CONDITIONS A RÉUNIR POUR ÊTRE FRANC-MAÇON ?



QU’EST-CE QUE CET « ORDRE » QUE VOUS EVOQUEZ ?


Un Ordre est une association de frères ou de confrères. Les avocats, les médecins font partie d’un ordre. Les moines catholiques se regroupent en Ordres. Il est naturel de parler d’Ordre à propos de la Franc-Maçonnerie. Le terme y trouve son sens exact.




PEUT-ON MIEUX CONNAÎTRE L’ORGANISATION DE VOTRE ORDRE ?


La Franc-Maçonnerie fait depuis quelques années un effort important pour changer ses habitudes traditionnelles de discrétion à l'égard de l'information qui se transmet au grand public.

Lisez la presse : vous y trouverez certainement des informations périodiques concernant des séances d’information sur la Franc-Maçonnerie. Ces réunions ont souvent lieu avec des francs-maçons qui ont l’autorité et l’habitude de parler librement de la Franc-Maçonnerie et qui se présentent en toute simplicité devant les questions du public.

Cette expérience sur l'Internet a suscité l’intérêt, de notre point de vue. De multiples messages nous sont arrivés de nombreux lecteurs francophones, ou de culture latine. Nous saluons l'ouverture d'esprit de nos correspondants et nous espérons prolonger l'échange avec chacun d'entre vous, si vous le jugez utile ou nécessaire.



CE TEXTE MENTIONNE LA MAÇONNERIE RÉGULIÈRE.
EN EXISTERAIT-IL UNE « IRRÉGULIÈRE » ?



La réponse dépendra en général du franc-maçon que vous aurez pour interlocuteur. Cependant, il y a un consensus assez général dans les pays de langue Française, pour parler de Maçonnerie « Progressiste » (et attachée aux principes généraux anciens de l’Ordre) et de Maçonnerie « Libérale » (qui a un point de vue plus social sur ces mêmes principes).

Même si ces deux points de vue amènent à des controverses parfois vives — le franc-maçon est un grand amateur de débats d’idées au sujet de la Franc-Maçonnerie — les tendances qui s’expriment ne font jamais oublier aux uns et aux autres que ce qui les réunit — la fraternité — est plus important que ce qui les sépare.



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- FRANC-MAÇONNERIE ET RELIGION -




LA FRANC-MAÇONNERIE EST-ELLE UNE RELIGION ?


Non. La Maçonnerie croit à la liberté de conscience de chacun de ses membres et chaque Maçon est et reste libre de sa propre conviction en matière religieuse. Il est cependant vrai que la Franc-Maçonnerie régulière part d’un principe organisateur (ou unificateur) qualifié de Grand Architecte de l’Univers. Chaque Maçon peut y voir ce qui convient à sa propre croyance pour autant que sa démarche soit bénéfique au corps social qui l’entoure et à lui-même.



LA FRANC-MAÇONNERIE EST-ELLE UNE SECTE ?


Non. Le mot secte, à tort ou à raison, véhicule pour presque tout un chacun une notion de perte de liberté de pensée et d’action. Une attitude sectaire est à l’opposé de ce que cherche le franc-maçon à titre individuel ou social. Son attitude et ses croyances individuelles n’engagent jamais la Franc-Maçonnerie elle-même.



LA FRANC-MAÇONNERIE EST-ELLE ANTI-RELIGIEUSE ?


La Franc-Maçonnerie n’a pas de position orientée pour ou contre la religion en général ou telle ou telle église ou confession en particulier.

La Franc-Maçonnerie laisse à chacun sa liberté de conscience, et spécialement en matière religieuse ou confessionnelle.

Ceci dit, il est certain que la Franc-Maçonnerie régulière se réclame d’un Principe organisateur qualifié de Grand Architecte de l’Univers. La croyance en ce principe est-elle essentielle en Maçonnerie ? Les francs-maçons le pensent, du fait de l’expérience acquise au cours des siècles. Toutefois, ce principe ne fait pas habituellement partie des discussions en Loge, de crainte que le débat ne débouche sur des aspects religieux ou confessionnels.

Il y aurait donc quelque contradiction à demander en même temps au franc-maçon de donner son adhésion au principe de la croyance en un Grand Architecte et de lui imposer simultanément une attitude antireligieuse. La question ne se pose tout simplement pas. Le franc-maçon est un homme libre qui sait ce qu’il doit faire.



LA FRANC-MAÇONNERIE EST-ELLE ANTICLERICALE ?


La Franc-Maçonnerie n’est ni cléricale ni anticléricale. Elle est simplement d’un autre ordre d’action et de réflexion que la pensée religieuse.

Le franc-maçon, à titre individuel, a naturellement ses propres opinions sur ce sujet, mais ni plus ni moins que chaque individu du corps social.

Sur le plan historique, il faut signaler que certains francs-maçons ont cru bon dans le passé de pousser leur action sociale jusqu’au point d’affronter l’organisation religieuse de leur pays d’appartenance. Cela a été le cas en France à la fin du XIXème siècle et au début du XXème. Ce débat n’engage que la conscience individuelle des protagonistes, mais non la liberté de pensée des autres francs-maçons.



Y-A-T-IL UNE REPROBATION RELIGIEUSE ENVERS LA MAÇONNERIE ?


Cette question n’est pas du ressort de la Franc-Maçonnerie et ne concerne que l’autorité religieuse concernée spécifiquement par cette question.

Les francs-maçons savent pour leur part que toute conviction religieuse sincère et non extrémiste est admise parmi ses membres et qu’il s’agit d’une démarche privée propre à chacun.



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- RAPPORTS ENTRE FRANCS-MAÇONS -



LES FRANC-MAÇONS SE SOUTIENNENT-ILS ENTRE EUX ?


C’est une question de simple bon sens. Le lecteur de ces lignes peut être assuré que tous ceux qui sont devenus par la suite des francs-maçons se la sont posée, et qu'ils s'en sont ouverts explicitement à leurs interlocuteurs maçons avant de rejoindre une Loge.

On ne peut pas se prétendre frères sans pousser la logique jusqu’à la notion d’aide que se doivent entre eux des frères d’une même famille et nés des mêmes parents.

Cependant cette aide doit impérativement se limiter à la sphère privée et ne doit en aucun cas donner des conséquences négatives pour une tierce partie. Les cautions ou signatures de complaisance sont réprouvables et d’ailleurs réprouvées au sein de la Franc-Maçonnerie.

Quand deux ou plusieurs francs-maçons ont des relations commerciales entre eux, à titre de membres du corps social, ils s’obligent à entretenir des relations strictement professionnelles. Si ces relations doivent déboucher sur le copinage, elles n’engagent que les hommes eux-mêmes et ne font l’objet d’aucune bienveillance organisée de la part de la Franc-Maçonnerie, bien au contraire. L’expérience montre malheureusement que cette attitude de copinage, en Maçonnerie ou ailleurs, débouche le plus souvent sur des catastrophes.



LES FRANC-MAÇONS TIRENT-ILS UN PROFIT MATÉRIEL DE LEUR APPARTENANCE ?


Référez-vous à la question ci-dessus, pour ce qui est du soutien mutuel.



QU’EST-CE QUE LE FAMEUX SECRET MAÇONNIQUE ?


La question signifie généralement : « Si les francs-maçons se cachent pour se réunir, c’est qu’ils ont quelque chose (peut-être de pas très reluisant) à taire ».

Bien ou mal intentionnée, cette question se pose toujours, y compris par ceux qui prennent un jour la décision d’entrer dans une Loge.

La réponse que l’on peut fournir, à titre purement personnel, c’est qu’il n’y a pas de secret Maçonnique. Du moins, pas au point de devoir cacher une activité coupable ou critiquable. Il n’y a que de la discrétion et de la pudeur.

La démarche du franc-maçon rejoint les replis les plus cachés de l’auto-analyse, du regard que l’on porte sur soi. Nul ne conteste le secret observé par les médecins sur leurs patients, n’est-ce pas ? Personne n’aimerait voir son état de santé, bon ou mauvais exposé sur la place publique, comme l’ont montré des exemples célèbres. Si vous étiez Président d'un pays et que l'on expose dans la presse quotidienne le fonctionnement de vos organes, seriez-vous d'accord? Probablement non.

Il en est de même pour le franc-maçon qui estime que sa démarche ne regarde que lui, pour autant qu’il ne porte tort à personne en suivant sa propre route.

Il ne se complote aucun mauvais coup, ni ne se porte de critique malséante sur la société ou l’Etat dans une Loge. Il n’y est question que de la connaissance de soi-même et de l’autre. C’est peu, mais c’est déjà suffisant pour que le franc-maçon ferme la porte de sa Loge, comme chacun d'entre nous ferme la porte de sa salle de bain quand il (ou elle) veut se débarbouiller, et se trouver net devant son propre regard ou celui des autres.



POURQUOI VOULOIR CACHER SON APPARTENANCE ?


Encore une fois, par discrétion et pudeur. Cacher son appartenance ne signifie rien de plus que désirer le respect de sa vie privée. Cacher l’appartenance des frères est aussi une marque de respect de leur sphère privée. Chacun est libre de parler de soi-même. En échange, il n’appartient à aucun franc-maçon de parler des autres en public.

Il faut noter toutefois que l’acte de candidature en Maçonnerie est toujours accompagné de la question : « Est-ce que votre conjointe ou votre épouse est au courant de votre démarche ? » . Il n’y a pas d’exception à cette règle qui est une question sérieuse. Elle est même capitale. Votre conjoint(e) doit savoir ce qui vous fait aller vers la Maçonnerie, et si possible l'approuver.



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- LES CASSEROLES MAÇONNIQUES -




C’EST VRAI QU’ON VOUS AIDE TROIS FOIS ET QU’ON VOUS SUICIDE A LA QUATRIEME FOIS QUE VOUS AVEZ BESOIN DE SECOURS ?


Le folklore entourant les agissements réels ou supposés des francs-maçons est particulièrement riche et imaginatif à l’égard du suicide.

L’aide que s’accordent les francs-maçons entre eux n’est pas différente de l’entraide qui se pratique dans n’importe quel club ou association. Elle a toujours lieu entre deux francs-maçons, à titre strictement personnel. Il n’y a pas de limite fixée pour définir le début ou la fin d’une aide accordée à un frère, ni une fois, ni trois fois, ni "
X" fois. C’est une question d’appréciation personnelle, comme partout ailleurs. Si l’aide échoue dans ses effets, il serait inconcevable de demander à un frère de mettre fin à ses jours volontairement.

D'ailleurs, aimeriez-vous vous-même faire l’objet d’une telle réputation, et, malgré cela, affronter le regard de votre famille ou de vos proches ?

Le franc-maçon n’aime pas plus que quiconque faire l’objet d’une légende qui le présente comme un homme sans scrupules, sans humanité, et qui fait injure à ses propres efforts d’amélioration personnelle.



LA FRANC-MAÇONNERIE SE LIVRE-T-ELLE AU SATANISME SOUS LE COUVERT DU SECRET ?


Il y a fort longtemps qu’on ne devrait même plus avoir à rendre compte d’une telle question. Elle persiste pourtant parfois en terre catholique ou dans certaines mouvances très délimitées de la Réforme. Nos enfants ou nos proches sont parfois en butte à ce genre de missiles tous azimut que les tireurs imaginent imparables. La Vérité, que voulez-vous, n'a sans doute pas besoin de se justifier... Il est toutefois cocasse de voir des catholiques bon teint fraternellement unis à quelques réformés marginaux, avec qui ils ils partagent habituellement une détestation mutuelle très ordinaire, dans une commune croyance à l'absurdité.

Il ne nous appartient pas de réfuter ce genre de question. « A sotte question, point de réponse ... ».

Jetez pourtant un regard autour de vous et demandez-vous où se trouve la forme actuelle du satanisme. Vous verrez que cela concerne de très près ceux qui, pour de bonnes ou de mauvaises raisons, acceptent d’aliéner leur condition d’hommes ou de femmes libres au profit d’une idéologie, d'une foi ou d’individus douteux. Jamais un être libre, franc-maçon ou pas, n’acceptera le massacre collectif, surtout celui d’enfants. Il n’y a pas de justification possible au fait de toucher à un seul cheveu d’un être humain. En échange, nous n'avons jamais entendu un franc-maçon proférer ce genre d'accusation vis-à-vis de quelqu'un d'autre ne partageant pas ses convictions.

Jusqu'à la fin du XVIIIème siècle en France, un prêtre catholique avait libre accès à n'importe quelle Loge maçonnique. Il était considéré comme initié de fait et de droit par les francs-maçons de l'époque. De nos jours, il n'est pas rare de compter des ministres réformés parmi nous, et nous nous honorons de leur confiance. A chacun son lot d'intégrité.

Alors, où est le bon sens, d'après vous?



A PROPOS : QUE FAUT-IL PENSER DES « AFFAIRES » IMPLIQUANT DES FRANCS-MAÇONS
ET DONT LA PRESSE SE FAIT PERIODIQUEMENT L’ECHO ?


Il ne faut en penser ni plus ni moins que ce qu’il y a à connaître de n’importe quelle « affaire » impliquant le manque d’intégrité de n’importe quel citoyen, responsable de ses actes.

Le franc-maçon qui voudrait faire penser qu’il est au-dessus des lois à cause de son appartenance ne rencontrerait que la réprobation nettement exprimée et unanime de ses frères. La Franc-Maçonnerie encourage sans équivoque ses membres au civisme et ne tolère pas, en connaissance de cause, la présence de brebis galeuses dans ses rangs.

Les « affaires » où sont parfois impliqués un ou des francs-maçons ne prouvent que trop bien le bien-fondé du souci constant de l’Ordre de décourager le copinage de ses membres dans un cadre purement social.

Par surcroît le public et la presse ne sont pas insensibles au côté croustillant qui surgit lorsqu’un franc-maçon est pris en flagrant délit de malhonnêteté. C’est la règle du jeu, et la Franc-Maçonnerie ne se fait pas faute de rendre ses membres attentifs à leurs devoirs vis-à-vis de la société. La société démocratique nous accepte, nous devons lui renvoyer l'ascenseur.



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- HISTOIRE ET FRANC-MAÇONNERIE -



LES HISTORIENS EVOQUENT PARFOIS UN « COMPLOT MAÇONNIQUE ». EST-CE VRAI ?


En toute honnêteté, cette question n’a pas de bonne réponse.

Si la question veut dire que la Franc-Maçonnerie est par nature orientée vers le complot et la démolition de l’autorité civile, de quelque nature qu’elle soit, alors la réponse est non. Sous le régime français de Vichy, l’attitude de "neutralité" de certains francs-maçons Français a causé de graves troubles internes dans les rangs de la Franc-Maçonnerie française. Chez ceux qui n'étaient pas neutres, plus d'un franc-maçon des pays occupés par le nazisme a payé au prix fort -- celui de sa vie -- son appartenance et son attachement aux principes de l'Ordre. Il n’y avait pas complot. Le régime d’alors ne s’est d’ailleurs pas fait faute d’en profiter largement. Sans faire de paranoïa excessive, nous avons appris à la dure qu'aucun régime totalitaire, qu'il soit de couleur rouge, brune ou noire ne tolère notre simple existence. Et pourtant, vous voyez, nous sommes toujours là.

En échange, certains historiens se sont crus autorisés à voir dans la Révolution Française l’effet d’un complot Maçonnique. L’étude critique des événements montre toutefois qu’il y avait des francs-maçons dans les deux camps et que chacun agissait selon sa conscience, ou son intérêt propre. La Fayette et Robespierre, tous deux nobles, étaient dans des camps opposés. La Franc-Maçonnerie Française compte également de multiples anecdotes sur la présence de francs-maçons dans les rangs gouvernementaux (Versaillais) ou révolutionnaires (Communards), lors du soulèvement de la Commune en 1870.

La Révolution Américaine montre également que, là, de nombreux francs-maçons étaient présents dans le camp des révolutionnaires. Il y en avait également du côté des armées britanniques venues réprimer l'insurrection des "Insurgents". Personne ne pourrait cependant s’aventurer à parler d’un complot.

Il nous semble plus raisonnable de penser que la Franc-Maçonnerie fournit un cadre propice (hors Loge) à la réflexion et à la formulation d’idées avancées sur la situation sociale de l’époque. Chaque franc-maçon agit en homme libre et se donne les moyens, s’il est généreux et responsable, de mettre son propre idéal au service de la société. Voyez la Déclaration des Droits Américaine ou la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen. Toutes deux ont largement été influencées par des idées Maçonniques.

Nous vivons encore sur la base de l’idéal qu’elles contiennent. Si c'est un complot, jugez vous-même si les Maçons sont de bons ou de mauvais comploteurs. Nous sommes d'avis que nous ne valons pas grand'chose qunad il s'agit de comploter pour détruire l'ordre établi.

Si cette question vous intéresse pour elle-même, l'Internet contient d’ailleurs des pages et des newsgroups (ailleurs qu'ici) qui vous donneront le point de vue de ceux qui désirent à tout prix voir la main de la Maçonnerie dans divers assassinats célèbres. Faites-vous donc votre propre idée à ce sujet.



Y-A-T-IL DES FRANCS-MAÇONS CELEBRES ?


Cette question intéresse beaucoup de monde, y compris parmi les francs-maçons eux-mêmes. Il est de bon ton de citer des musiciens comme Mozart, Haydn, ou plus tard des musiciens de Jazz célèbres (Louis Armstrong et quelques autres), ou des auteurs, des acteurs, des peintres, des scénaristes ou des hommes politiques.

Il nous paraît incongru, pour notre part, de nous prévaloir du prestige acquis par ceux de nos frères qui ont manifesté un talent propre hors de la norme pour laisser l’impression que cela est monnaie courante en Maçonnerie.

La réponse est donc : Oui, il y a eu et il y a des francs-maçons célèbres, mais pour leurs qualités propres. Ils auraient certainement été célèbres avec ou sans appartenance à la Maçonnerie. Les francs-maçons s’honorent de leur appartenance, mais se refusent à se l’approprier pour se parer inélégamment des plumes du paon.



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- FRANC-MAÇONNERIE ET SOCIÉTÉ -



LE FRANC-MAÇON FAIT-IL DE LA POLITIQUE ?


L’action politique individuelle du franc-maçon n’engage jamais la Franc-Maçonnerie elle-même. La Franc-Maçonnerie insiste que chacun de ses membres soit actif, et de manière positive, dans la société, et dans les limites que se fixe chacun selon sa propre conscience. Si l’engagement politique apparaît souhaitable à un Franc-Maçon, il est libre de le faire selon ses propres convictions.

A ce propos, l’expérience montre que l’activité politique individuelle des francs-maçons est distribuée sur toute la gamme des partis non-extrémistes, et sur ceux-là seulement, à de rarissimes exceptions près.

De plus, la discussion à thème politique est formellement proscrite en Loge, de même que toute discussion portant sur un contenu religieux qui pourrait heurter l’un ou l’autre des assistants. Le franc-maçon tend à parler de ce qui réunit plutôt que de ce qui peut diviser ses membres.



LA FRANC-MAÇONNERIE EST-ELLE UNE ASSOCIATION DE VIEILLARDS ?


La démarche d’entrée en Loge est propre à une certaine maturité. La Franc-Maçonnerie n’est pas concurrente des fan-clubs de Hard Rock, ni d’ailleurs d’aucune organisation associative. Il est sûr que l’âge moyen d’une Loge se situera entre 40 et 50 ans, sans que cela empêche le voisinage et l’amitié fraternelle entre le Junior de 20 ans et le Senior de 90 ans ou plus. Cela se voit fréquemment dans les Loges.



LA FRANC-MAÇONNERIE EST-ELLE MACHISTE ?


La Franc-Maçonnerie régulière peut paraître misogyne. Cela tient à l’attachement vis-à-vis de la lettre des principes légués par les constructeurs des époques passées qui spécifiaient que le franc-maçon est un Homme libre et de bonnes moeurs.

Il faut toutefois préciser que le franc-maçon n’émet aucune objection sérieuse à l’existence d’une Franc-Maçonnerie exclusivement féminine qui a sa juste raison d’être. Au XVIII-ème siècle, Mozart décrivait déjà l'initiation d'une femme dans la Flûte Enchantée. Il n’y a pas de paternalisme venant des hommes à l’heure actuelle, à notre connaissance. Tout au plus peut-on encore parler d’un peu de condescendance de la part de ceux-ci, mais si l’on fait confiance à la nature féminine et à la dignité impressionnante de nos Soeurs, ceci est voué à disparition un jour prochain.

Il convient aussi de préciser que certaines obédiences Maçonniques se réclament de la mixité, et qu’elles ont parfaitement le droit de le faire. Ce point de vue n’est pas partagé par la Franc-Maçonnerie régulière. Un point c’est tout.



LA FRANC-MAÇONNERIE EST-ELLE ELITISTE ?


C’est une question fréquemment posée et qui vient parfois de la connotation de secret Maçonnique, à tort ou à raison.

Si l’on considère que la Franc-Maçonnerie recherche des membres capables d’intégrer leur démarche dans un cadre spirituel et social élevé, et refuse tous les extrémismes, alors oui, la Franc-Maçonnerie a une position élitiste.

En revanche, les membres des Loges proviennent de toutes les couches de la société et s’y font connaître et respecter pour leurs propres mérites, sans distinction due au rang social, à la fortune, à l’éducation ou toute autre considération parasite.



LA FRANC-MAÇONNERIE EST-ELLE FERMEE AU MONDE MODERNE ?


A beaucoup d’égards, les francs-maçons se sont habitués à un certain conservatisme, car il s’agit souvent d’hommes (ou de femmes) mûr(e)s qui tiennent à consolider leur existence plutôt qu’à remettre en cause l’effort de leur démarche sociale ou spirituelle.

Toutefois, la présence de ces pages sur l'Internet est preuve que les francs-maçons évoluent avec le monde dans lequel ils vivent et qu’ils sont ouverts au dialogue constructif avec la société dans laquelle ils vivent.



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- QUESTIONS DIVERSES, LES INCLASSABLES -



ETES - VOUS UNE RELIQUE DU PASSE OU PENSEZ-VOUS AVOIR UN AVENIR ?


La Tradition dont nous nous inspirons pour notre réflexion est celle dont Jean Cocteau disait qu’ « Elle est une statue en marche ». Nous sommes respectueux de notre héritage, mais nous allons continuer à nous adapter longtemps au monde moderne. La preuve, c’est que vous lisez ce texte sous Internet.

Nous parions sans hésitation sur notre avenir en tant qu’Ordre.

Comme individus, nous sommes évidemment soumis à la loi commune. Mais chacun aura fait le maximum pour s’améliorer avant que le Temps n'ait fait son oeuvre et avant de déposer les outils qui lui ont été confiés.



FAITES-VOUS DU PROSELYTISME ?


Le franc-maçon n’aime pas, en général, la publicité et le prosélytisme. Il se base plus sur l’espoir que son amélioration personnelle sera visible aux yeux de son entourage. La Maçonnerie croit à la valeur de l’exemple. Elle n’est pas un office de recrutement.



COMMENT RECRUTEZ-VOUS VOS MEMBRES ?


Il n’y a pas de règle précise, à part le fait que dans le candidat, la Maçonnerie voit plus l’homme (ou la femme) que le futur membre possible.

Dans un certain nombre de cas, c’est un franc-maçon lui-même qui amène la candidature d’un ami ou d’une connaissance. Dans la plupart des cas, il s’agit d’une personne en qui le frère a eu assez confiance pour lui parler de son appartenance dans un cadre privé.

Actuellement, il devient aussi fréquent de recevoir des demandes de renseignements provenant de personnes totalement étrangères à la Franc-Maçonnerie, et qui se constituent souvent, mais pas toujours, en candidats.

La démarche capitale est la candidature. Après, ce que vous entendrez faire de la Maçonnerie est avant tout une question de conscience. Mais sous le regard de vos Frères.

VOTRE DISCOURS SUR LA FRANC-MAÇONNERIE EST TOUT DE MÊME ASSEZ TOUFFU, AU TOTAL. COMMENT VOUS DÉFINIRIEZ-VOUS PLUS SIMPLEMENT ?


C’est admis. Il n’est pas si facile d’exprimer un idéal sous une forme simple. Disons que le franc-maçon est un idéaliste qui cherche (et trouve parfois) une application concrète à son idéal personnel.

Entre nous, beaucoup d'autres idéalistes font de même : lutte contre le SIDA, la myopathie, les organisations caritatives, etc. C'est le propre de l'idéalisme d'avoir un discours généreux, mais souvent confus, parfois peu compréhensible.

Le franc-maçon, lui, essaie de mettre ses idées en ordre du point de vue personnel, au lieu d’agir au coup par coup sur la base de ses impulsions ou de sollicitations externes. Et il bénéficie pour cela de l’aide des autres francs-maçons.



VOUS IMAGINEZ-VOUS ÊTRE LES SEULS A CHERCHER ?


Non. Nous ne sommes certainement pas les seuls. Mais nous durons.

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N ote Finale

Ami lecteur,

Qui que vous soyez, curieux ou intéressé, bienveillant, malveillant (vous êtes rares ...) ou prévenu, sachez que ces pages ont été écrites pour vous.

Si cette information vous intéresse et que vous vouliez pousser le dialogue un peu plus loin, vous êtes libre, ami lecteur, de le faire. Respectez-nous comme nous vous respectons, même si nos points de vue diffèrent.

Puisque vous nous avez atteints sur l'Internet, vous pouvez nous joindre en cliquant sur l'icône ci-dessous:



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A bientôt peut-être sur Internet.

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